En introduction :
- 10 millions élèves scolarisés en public
- 21% des élèves scolarisés ne maîtrisent pas la lecture à 16 ans
- 18% des élèves scolarisés, entre 20 et 24 ans, n’ont pas de diplôme (ni brevet, ni CAP, ni Bac)
- politique de masse de l’éducation nationale : « massification »
- enseignants démunis face aux difficultés des élèves
- élèves français les plus stressés par rapport à l’école (OCDE)
- système scolaire public n’atteint pas les objectifs fixés par la loi
- responsabilité du système scolaire : importance sur l’avenir des élèves
Objectifs fixés à l’enseignement scolaire :
- objectifs fixés par Code Education différents de ceux fixés par Décrets
- Code Education → instruction obligatoire jusqu’à 16 ans
- Socle commun des connaissances → à l’issue du collège, quel que soit l’âge
- objectif fixé par Code Education « conduire tous à la réussite » → pas appliqué
- 21,5% des élèves scolarisés incompétents en français en 3°
- 21,7% des élèves scolarisés de 15 ans ont d’énormes difficultés de lecture
- 21,3% des élèves scolarisés de 17 ans sont des lecteurs à difficultés sévères (résultats passés de 20% à 21% les six dernières années ) ,
- en 2008, en CM2, 12,6% des élèves scolarisés ne maîtrisaient pas les bases en français 9,6% des élèves scolarisés ne maîtrisaient pas les bases en math
- en 2008, en 3°, 21,5% des élèves scolarisés ne maîtrisaient pas les bases en français 11,6% des élèves scolarisés ne maîtrisaient pas les bases en math (aggravation de la situation entre le CM2 et la 3°)
- en 2008, 72% des élèves ne maîtrisent pas les acquis attendus du programme (DEPP : « les enseignants considèrent le programme comme une référence idéale plutôt que comme un ensemble de connaissances obligatoires pour tous les élèves »
- PISA constate un très gros écart de compétences entre les élèves de 15 ans n’ayant pas redoublé (niveau des plus performants de l’OCDE) et entre les élèves de 15 ans, au collège, ayant redoublé (niveau des plus faibles de l’OCDE) 60% des élèves à 15 ans au meilleur rang de l’OCDE 40% des élèves à 15 ans au niveau des plus mauvais rangs de l’OCDE
- système scolaire français « à sanctions » qui paralyse l’élève qui a peur de se tromper
- 40% des élèves français redoublent au moins une fois
- PISA : la France compte, en moyenne, à l’issue de la période obligatoire, 50 à 60% d’élèves aux résultats satisfaisants 20 à 30% d’élèves aux résultats insatisfaisants 20% d’élèves en grande difficulté scolaire le pourcentage des élèves les moins performants a doublé en 6 ans
taux de diplômés de l’enseignement secondaire :
- 1/3 seulement de la classe d’âge → Bac général et 50% des élèves diplômés du Bac → enseignement supérieur
- objectif de Lisbonne pas atteint par la France (50% des élèves diplômés dans l’enseignement supérieur)
- 16,3% des jeunes français sans diplôme (aujourd’hui indispensable pour insertion. Objectif de l’Europe : 10% max)
inégalités sociales dans réussite scolaire :
- en math, 70 ,4% des collégiens, en moyenne, ne maîtrisent pas les acquis attendus mais 81,4% dans les collèges prioritaires
- importance milieu familial (en classes préparatoires, 55% des élèves enfants de cadres dirigeants) : pas égalité chances
- dans les pays les plus performants, il y a très peu d’écart social. France, pays le plus défavorable par rapport à l’équité scolaire selon OCDE (situation qui s’aggrave)
- forte importance de l’effet « pairs » (composition sociale d’1 classe influe sur les résultats)
- mauvaise information des familles quant aux résultats des établissements et de leur valeur ajoutée
les dépenses :
- plus de dépenses qu’avant mais moins de résultats (DIE (dépense intérieure éducation) ne comprend pas les aides aux ménages, ni les allocs, ni les aides fiscales, ni aides sociales)
- financement enseignement France // moyenne OCDE mais écart important entre financement primaire et secondaire
- en France, durée enseignement plus long qu’ailleurs, et moins bons résultats
+ 33% plus long qu’en Finlande
+ 29% qu’en Corée
+ 29% qu’en Suède
+ 21% qu’au Japon - ex : Finlande
moins de temps scolaire
meilleures performances
classes plus petites
soutien aux élèves
- pas d’évaluation indépendante du système éducatif et refus de publication de résultats défavorables
- budget calculé en 1° degré // effectif des élèves budget calculé en 2° degré //nombre d’heures des enseignants
l’enseignement :
- lourdeur des programmes disciplinaires nationaux
- difficulté des enseignants à acquérir culture de la performance 17% des collégiens ont redoublé au moins une classe inefficacité du redoublement (selon Ministère) projet de le réduire à 9% pas atteint (projet annuel de performance de mission interministerielle)
- ratio d’élèves par enseignant en primaire : 19,7 (OCDE : 16 et Union Europ : 14,4)
- ratio d’élèves par enseignant en secondaire : 11,9 (OCDE : 13 et UE : 11,7)
- ratio en hausse
- en 2008, en 1 heure, en moyenne, en tenant compte du travail de groupe, 1 enseignant à la charge de :
23 collégiens à la fois
22,9 lycéens (ens général) à la fois
- grilles horaires supérieures de 20 à 30% à celles des pays européens (multiplication des matières, des options, des modules)
- enseignants les moins expérimentés affectés aux secteurs difficiles, aux élèves qui ont le plus de besoins
- enseignants compétents selon les besoins, en classes préparatoires seulement
- enseignants choisissent leur poste // ancienneté
dans le 2° degré :
- inadéquation entre horaires des enseignants et besoins (défini par décret de 1950)
15h pour un prof agrégé
18h pour un prof certifié
ne couvre pas tous les ateliers requis par le Code de l’Education nombre d’heures calculé par semaine et non par année - ne permet pas les travaux pluridisciplinaires
- ne permet pas suivi approfondi du travail des élèves
« la remise en cause du caractère hebdomadaire de l’obligation réglementaire de service des professeurs constituerait un véritable bouleversement à la fois pédagogique et structurel » Ministère Education « l’organisation horaire du travail des enseignants , après avoir peu varié depuis deux siècles, est un véritable obstacle pour les élèves comme pour les enseignants à un fonctionnement efficace » mission d’audit 2006 de modernisation - décalage entre définition du nombre d’heures par semaine et réformes élargissant la mission des professeurs
- professeurs pas préparés à l’accompagnement des élèves (seulement préparés à enseigner leur discipline)
- travail en équipe des profs ne figure pas dans le service réglementaire
- profs désemparés face à l’évolution du public d’élèves
- carence en matière de pédagogie
- 1 enseignant n’est inspecté que tous les 3 ou 5 ans
- fonction de l’enseignant segmentarisée en France, coupée des autres fonctions (et non « large » /l’éducation) séparation des fonctions transmission des savoirs par profs fonction éducation par personnel d’éducation
- dissocié différent des autres pays d’Europe où l’enseignant est responsable aussi de l’éducation
- volume horaire des enseignants en France : moins 9% en 20ans
Elève dans l’organisation du système scolaire :
- rapport 2010 Académie de Médecine :
« enfants ne sont pas au centre de la réflexion sur l’organisation du temps scolaire »… « celui-ci est plus désynchronisé le lundi et le mardi »
- semaine de 4 jours : temps manque pour tout faire mise en place pour motifs privés et pas pour les élèves
- charge de travail quotidien parmi les plus élevés du monde mais nombre de jours d’école parmi les plus faibles France au dessus de la moyenne OCDE pour le nombre d’heures de cours
- lourdeur de l’emploi du temps des élèves réformes pas réussies
- réforme rentrée 2010 des lycées : enseignement d’explorations interdisciplinaires mais temps de concertation nécessaire à ce travail pas prévu dans service des enseignants
- seul une partie des élèves s’adapte sans difficulté au modèle scolaire actuel, fondé sur cloisonnement disciplinaire des enseignants
- désir des profs plus écouté que celui des élèves par chefs établissements
- fortes contraintes
horaires pour les équipements extérieurs (stades…)
transports scolaires
disciplines
nombre d’heures des enseignants
disponibilité des locaux - pas de contrôle extérieur de l’aménagement de l’emploi du temps fait par le chef d’établissement
- emploi du temps pas établi en fonction du rythme favorisant les apprentissages des élèves
suivi :
- projet INE (identifiant national élève), base nationale pas encore effective (pas d’arrêté ministériel)
élèves de primaires pas totalement répertoriés en 2009
identifiant différent au collège : application difficile - projet Base Elève
porté devant Comité des Droits de l’Enfant ONU
avis rendu 22.06.2009 : défavorable
Conseil d’Etat va prononcer recours
- découpage actuel du système scolaire date du 19° siècle
- pas cohérent avec objectif du socle commun des connaissances à l’issue de la période obligatoire
(césures marquées entre primaire / collège / lycée)
objectif impliquerait de réduire cette rupture - différentes méthodes d’enseignement nuisent aux plus fragiles
- parcours scolaire apprécié année par année, en tant qu’additions d’années distinctes, et non comme un processus construit, sur l’ensemble du cursus
- pas de visée cohérente pour l’ensemble du parcours
- exemple de l’Ecosse :
élèves assistent aux cours non selon leur classe, mais selon leur niveau (qui peut changer en cours d’année) au même cours, élèves de classes différentes
élèves suivis tout au long de leur scolarité
en France :
pas de suivi d’une année à l’autre
ex : 1 prof de math ne sait pas si le programme des années antérieures a été exécuté
- expérimentation d’un livret de compétences (à généraliser en 2011), informatisé, au Collège, pour suivi des élèves tout au long de leur scolarité
- besoin de classes hétérogènes qui stimulent les plus faibles dans les classes homogènes/ niveau, les plus forts progressent, pas les autres
- importance de la composition des classes pour avenir élèves, mais élèves pas consultés
procédure orientation :
- objectif dans « Rapport annexé à la Loi d’orientation et programme pour l’avenir de l’école 2005 »
« conduire 50% de l’ensemble d’une classe d’âge à un diplôme de l’enseignement supérieur »
résultat : seulement 41%, en intégrant les diplômes inférieurs à la licence
proportion de bacs généraux en baisse depuis 1995
proportion de bacs pro en hausse (seulement 7% des bacs pro vont en enseignement supérieur) - l’objectif ne peut pas être atteint
entre 25 et 34 ans :
24% de diplômés enseignement supérieur en France
41% de diplômés enseignement supérieur en Norvège
35% de diplômés enseignement supérieur aux Pays Bas
34% de diplômés enseignement supérieur en Corée du Sud
32% de diplômés enseignement supérieur en Finlande et Danemark
31% de diplômés enseignement supérieur en Australie et Suède
30% de diplômés enseignement supérieur en Irlande et Pologne
29% de diplômés enseignement supérieur au Canada et Japon
26% de diplômés enseignement supérieur en Suisse et Espagne
- orientation des élèves dès le collège // échec système d’exclusion sentiment d’échec des élèves
- peu de passerelles entre les filières
- facteur décisif de l’origine sociale
- élèves orientés selon résultat deux premiers trimestres de 3° selon appréciation subjective des enseignants selon ce que les enseignants « estiment » être attendu très différent selon académies
- plus mauvais résultats pour les pays qui différencient tôt les parcours France ne tient pas compte de ces données continue à différencier dès la 3°
- obligation des recteurs :
si nouvelles disciplines ou formations : en supprimer d’autres (coûts) fermées dans le l’établissement en question ou dans d’autres, plus défavorisés
- pas beaucoup de choix du lycée : carte scolaire
dérogations selon critères à justifier
pour échapper à mixité sociale
renforce écart entre établissements
exemple de l’Ecosse, analysée par Cour des Comptes :
soutien scolaire pendant le temps normal des cours
contrôle continu plutôt que diplômes
« curuculum for exelence 2009/2010 » : programme qui ne vise pas le contenu des cours mais les compétences à acquérir
- en France, nombre important de jeunes à difficultés scolaires :
ne sait pas répondre à leurs besoins
différences entre élèves pas prises en compte
difficultés scolaires traitées en dehors de la classe et du tempos comun
enseignants considèrent qu’ils ne disposent pas d’outils suffisants
multiplicité des mesures existantes : temps scolaire augmenté (parfois 8h) !
- RAR (réseau ambition réussite) : dispositif d’éducation prioritaire 76% des élèves qui en ont besoin y échappent
- le redoublement est spécifique à la France
- en 2003, nul au Japon, en GB
- 2/3 des pays de OCDE redoublent 2 fois moins qu’en France
- « sanction » inefficace, coûteuse, ne permet pas de rattraper les retards
- le résultat de ceux qui ont redoublé est inférieur, par la suite, à celui de ceux qui, avec le même niveau de départ, n’ont pas redoublé
- système de « dispositifs relais » pour élèves mettant en difficulté l’institution par leur comportement
à l’extérieur
sans lien avec l’établissement d’origine
ne permettent pas de re-scolariser de façon durable
difficulté de l’institution scolaire face au problème
en conclusion :
La France ne peut pas atteindre ses objectifs
Pays de l’OCDE avec le retard scolaire à 15 ans le plus important
10 fois plus que pays qui ont les meilleurs résultats
écarts de résultats accrus entre 2 rapports
impact de l’origine le plus élevé, forte inégalité de résultats
La France fait prtie des pays qui ne savent pas traiter la difficulté scolaire Le système français est inadapté face aux affirmations du Code de l’Education « en fonction des élèves »
(OCDE : organisation de coopération et de développement économique)



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